Pourquoi n'arrive t-on pas à stopper la prostitution dans le monde? Pas la peine de répondre par: c'est le plus vieux métier du monde. Celle là on la connait!
Si vous le voyez comme un métier les jeunes filles de la côte de Madagascar, elles considère la "prostitution" comme une tradition, une coutume. Ce post va donc répondre à ceci et à celui ci
Outre les causes habituelles qui poussent les jeunes filles à se prostituer: pauvreté, manque de loisirs. Il existe également et là vous allez tomber des nues, une tradition malgache qui consiste à payer la jeune fille avec qui on couche sans que celle ci soit considérée comme une prostitution.
D'ailleurs le terme prostitution n'existait pas à Madagascar avant l'entrée du christianisme. Les missionnaires ont traduit hativement la Bible et n'ayant trouvé un mot équivalent à prostituée, ils ont choisi le mot janga (janga signifie donc à la fois prostituer et infidèle, le dictionnaire de Weber va jusqu'à dire une libertine- nous y reviendrons).
Si les jeunes filles de la côte se moquent donc qu'on les qualifie de prostituées c'est pour la simple raison qu'elles ne le sont pas. Une coutume dans le Menabe se résume par "fa manome vola ny lahy ka manome valahina ny ampela" [ le monsieur donne de l'argent et la dame offre son Q]. Là bas et dans d'autres coins de Madagascar (tel Ambositra et Toliara), il faut payer ou donner un cadeau à son partenaire sexuel. C'est une marque d'amour. Plus la somme est élèvée plus la personne est amoureux (cela va d'un post TV, un meuble, des vêtements ou un bijoux de valeurs à une voiture, maison et même des zébus ou des cochons voire même un simple plat de riz). Misère!
Dans le temps de nos ancêtres également, il était d'usage d'offrir une femme (épouse, fille, soeur) à son hôte pour que leur séjour soit meilleur. On les nomme les fotsimbarimbahiny [litt. graines de riz pour le visiteur] comme il se faisait en Inde et en Egypte. Et durant l'époque Royale à Madagascar les danseuses et chanteuses du palais qui avaient comme métier -de par leur intelligence divertir le Roi se nommaient les tsimihorirana [litt. qui ne se retourne pas]. Comme le temps change et que Madagascar s'est appauvri, ce n'est bien après que ses jeunes filles en profitaient et offrirent leur corps en échange de monnaie.
Ne vous étonnez pas non plus si vous voyez de très jeunes filles de 12- 13 ans se prostituer car là-bas dès que les filles ont leur règles, elles sont en âge de procréer (cas de Toliara, ce sont les parents eux- mêmes qui les envoyent) et donc de chercher époux-qui-veut.
Pour les filles Merina, bien sûr qu'elles se prostituent. Mais cela se passe discrètement de bouche à oreille. Non maintenant par téléphone, par internet. Leurs clients? ce sont des hommes connus. C'est pourquoi elles reçoivent chez elles, chez une amie, dans les cités U. Après elles vont à l'église pour faire bonne figure et par obligation. Et le samedi suivant "surprise- party" pour les prostituées bourgeoises.
Si vous avez l'occasion de lire Paulhan, Jean. Le repas et l'amour chez les Merinas. Il y a un passage intéressant là dedans que je vais vous citer:
Paulhan raconte également l'histoire du soldat français qui est allé vers la case d'une fille pour lui faire l'amour. L'enfant sanglota de peur et la mère lui dit seulement " Tiens-toi bien, n'as tu pas honte?" Le soldat donna alors 2ff à la mère au petit matin (p.51)
L'éthnographie de Madagascar des Grandidier (Alfred et Guillaume) regorge également d'informations sur la vie des Malgaches et de Madagascar de 1836 jusqu'à l'avant- indépendance (1957), voir ici
Je vais vous citer des passages intéressants pour illustrer mes propos:
Comme quoi, depuis la nuit des temps à Madagascar il y a comme une force qui fait que l'un a toujours eu besoin de l'autre. Et l'autre n'avait qu'à en profiter.
Bien évidemment le christianisme va changer tout cela. Enfin presque car la côte de Madagascar n' a pas subi de lavage de cerveau. C'est pourquoi jusqu'à aujourd'hui il garde leur côté libertin.
Qu'est ce donc une prostituée Malgache? une libertine? une vehivavy janga? les descendantes des tsimihorirana et des fotsimbarimbahiny? ha ha... pas facile hein
Si vous le voyez comme un métier les jeunes filles de la côte de Madagascar, elles considère la "prostitution" comme une tradition, une coutume. Ce post va donc répondre à ceci et à celui ci
Outre les causes habituelles qui poussent les jeunes filles à se prostituer: pauvreté, manque de loisirs. Il existe également et là vous allez tomber des nues, une tradition malgache qui consiste à payer la jeune fille avec qui on couche sans que celle ci soit considérée comme une prostitution.
D'ailleurs le terme prostitution n'existait pas à Madagascar avant l'entrée du christianisme. Les missionnaires ont traduit hativement la Bible et n'ayant trouvé un mot équivalent à prostituée, ils ont choisi le mot janga (janga signifie donc à la fois prostituer et infidèle, le dictionnaire de Weber va jusqu'à dire une libertine- nous y reviendrons).
Si les jeunes filles de la côte se moquent donc qu'on les qualifie de prostituées c'est pour la simple raison qu'elles ne le sont pas. Une coutume dans le Menabe se résume par "fa manome vola ny lahy ka manome valahina ny ampela" [ le monsieur donne de l'argent et la dame offre son Q]. Là bas et dans d'autres coins de Madagascar (tel Ambositra et Toliara), il faut payer ou donner un cadeau à son partenaire sexuel. C'est une marque d'amour. Plus la somme est élèvée plus la personne est amoureux (cela va d'un post TV, un meuble, des vêtements ou un bijoux de valeurs à une voiture, maison et même des zébus ou des cochons voire même un simple plat de riz). Misère!
Dans le temps de nos ancêtres également, il était d'usage d'offrir une femme (épouse, fille, soeur) à son hôte pour que leur séjour soit meilleur. On les nomme les fotsimbarimbahiny [litt. graines de riz pour le visiteur] comme il se faisait en Inde et en Egypte. Et durant l'époque Royale à Madagascar les danseuses et chanteuses du palais qui avaient comme métier -de par leur intelligence divertir le Roi se nommaient les tsimihorirana [litt. qui ne se retourne pas]. Comme le temps change et que Madagascar s'est appauvri, ce n'est bien après que ses jeunes filles en profitaient et offrirent leur corps en échange de monnaie.
Ne vous étonnez pas non plus si vous voyez de très jeunes filles de 12- 13 ans se prostituer car là-bas dès que les filles ont leur règles, elles sont en âge de procréer (cas de Toliara, ce sont les parents eux- mêmes qui les envoyent) et donc de chercher époux-qui-veut.
Pour les filles Merina, bien sûr qu'elles se prostituent. Mais cela se passe discrètement de bouche à oreille. Non maintenant par téléphone, par internet. Leurs clients? ce sont des hommes connus. C'est pourquoi elles reçoivent chez elles, chez une amie, dans les cités U. Après elles vont à l'église pour faire bonne figure et par obligation. Et le samedi suivant "surprise- party" pour les prostituées bourgeoises.
Si vous avez l'occasion de lire Paulhan, Jean. Le repas et l'amour chez les Merinas. Il y a un passage intéressant là dedans que je vais vous citer:
"Les missionnaires qui vinrent les premiers à Madagascar furent surpris de ne trouver dans la langue du pays aucun mot qui signifie vierge. L'idée n'existait pas. Elle parut étrange aux Merinas, et d'ailleurs difficile à préciser. Mais les missionnaires n'hésitèrent pas à créer un mot calqué de français, virijiny. (...) Une fillette de six ans à qui l'on demande si elle est vierge paraît offensée et répond que non."
Paulhan raconte également l'histoire du soldat français qui est allé vers la case d'une fille pour lui faire l'amour. L'enfant sanglota de peur et la mère lui dit seulement " Tiens-toi bien, n'as tu pas honte?" Le soldat donna alors 2ff à la mère au petit matin (p.51)
L'éthnographie de Madagascar des Grandidier (Alfred et Guillaume) regorge également d'informations sur la vie des Malgaches et de Madagascar de 1836 jusqu'à l'avant- indépendance (1957), voir ici
Je vais vous citer des passages intéressants pour illustrer mes propos:
"(...) ils sont familiers, curieux, importuns et quémandeurs avec les étrangers, car ils sont très intéressés et ont toujours à la bouche le mot omeo [donne], quand ils leur parlent, et les mots tsy misy [il n'a en a pas], quand on leur demande quelque chose: en réalité, ils ne font le plus sopuvent un cadeau que quand ils savent devoir y trouver quelque avantage"; p.30lu dans Ethnographie de Madagascar. Histoire physique, naturelle et politique de Madagascar. A. et G. Grandidier, Vol IV, Tome2. Les habitants de Madagascar, Paris. Imprimerie Nationale, Academie des sciences d'Outre Mer.
"ils sont voluptueux, et la chasteté n'a à leurs yeux aucune valeur, ainsi la liberté des moeurs est-elle entière"; p.30
"les femmes sont généralement bien faits: lorsqu'elles sont jeunes, lorsque leurs seins sont fermés et droits, elles ont un buste admirable, une cambrure de reins superbes, et leur chair, brunie par lme soleil des tropiques, semble une chair de bronze; elles sont gracieuses et ont un port calme et digne; leur physionomie est avenante"p.11
Comme quoi, depuis la nuit des temps à Madagascar il y a comme une force qui fait que l'un a toujours eu besoin de l'autre. Et l'autre n'avait qu'à en profiter.
Bien évidemment le christianisme va changer tout cela. Enfin presque car la côte de Madagascar n' a pas subi de lavage de cerveau. C'est pourquoi jusqu'à aujourd'hui il garde leur côté libertin.
Qu'est ce donc une prostituée Malgache? une libertine? une vehivavy janga? les descendantes des tsimihorirana et des fotsimbarimbahiny? ha ha... pas facile hein
